En pratique, un zonage répond à trois questions très simples :
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Où le risque existe-t-il réellement ?
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Qui peut entrer, et dans quelles conditions ?
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Quelles consignes s’appliquent ici, au quotidien ?
C’est pour cela qu’un zonage ne se limite pas à un plan : il vit à travers une signalétique cohérente et des consignes compréhensibles.
La signalisation “en trisecteur” : le repère visuel qui parle à tout le monde
Quand l’ensemble d’un local constitue une zone réglementée (ou spécialement réglementée), la signalisation recommandée est une signalisation par trisecteur, affichée à chaque accès, et adaptée au niveau de la zone. Elle sert à indiquer immédiatement la nature du risque radiologique de la zone considérée.
Et lorsque la zone ne concerne qu’une partie du local, la logique reste la même : on garde un repère clair et continu, avec :
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une délimitation visible et permanente,
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un plan apposé à chaque accès indiquant localisation, type de zone et nature du risque (exposition externe / interne),
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une matérialisation dans le local par le trisecteur correspondant + un marquage (ex. bandes de couleurs).
C’est là que le zonage cesse d’être un sujet théorique : il devient une règle de circulation et de travail.
Les zones en couleurs
Pour expliquer le zonage de manière accessible, on peut s’appuyer sur une lecture par niveaux : elle aide à comprendre la progressivité des contraintes et des règles d’accès.
Mais pour rester rigoureux, la signalisation officielle repose sur des panneaux d’accès et une logique de zones clairement définies : zone surveillée, zone contrôlée, et zones contrôlées spécialement réglementées, avec des couleurs et des trisecteurs adaptés selon le niveau de la zone.
- Zone surveillée (bleu) : zone dans laquelle l’exposition aux rayonnements ionisants peut dépasser le niveau du public sans atteindre les seuils définissant une zone contrôlée, par exemple derrière des protections collectives telles que des paravents plombés ou des parois blindées.